"MARIE" - Deux-Sèvres - 47 ans, mariée, deux enfants :
Un dimanche matin d’été 2023, Marie remarque dans le miroir quelque chose d’inquiétant, son mamelon se déforme et rentre comme s’il était aspiré de l’intérieur de son sein. Le lundi elle obtient une consultation chez son médecin traitant qui n’observe rien de particulier ce jour-là mais lui fait confiance et prescrit une mammographie. Par chance dès le jeudi une place est disponible à la polyclinique de Cholet et le mardi suivant elle réalise une biopsie, dont le résultat lui parviendra trois semaines plus tard lui dit-on...
Tout va très vite finalement, même le résultat de la biopsie qui révèle un cancer, cinq jours plus tard. Pour "protéger" sa famille et ses proches, elle avait gardé pour elle tous ces examens, démarches médicales et angoisse, mais lorsque le résultat se confirme elle va se confier et commencer à se battre.
Elle passe donc cette journée d’annonce le 5 septembre, seule et prend du recul pour pouvoir en parler posément, sans larmes.
Les semaines suivantes s’enchaînent vite. Le 3 octobre : chirurgie, tumorectomie avec l’ablation partielle du sein et la suppression du mamelon car c’est lui qui est malade. Le 3 novembre : chimiothérapie et le 3 mars 2024 : rayons. La reconstruction n’est pas possible pour le moment à cause d’un lymphœdème du bras (mauvaise circulation de la lymphe dans le bras) ce qui implique des soins supplémentaires, kiné, cure spécialisée. Marie envisage de réaliser plus tard un tatouage 3D en "trompe l’œil" à la place du mamelon. Elle a apprivoisé ce nouveau sein et, malgré ses marques, elle et son mari sont d’accord pour dire qu’il est très beau comme il est !
En traversant cette épreuve, elle se confie avoir beaucoup changé et beaucoup souffert mais la guerrière qui sommeille en elle s’est révélée implacable et courageuse. Elle se décrit comme très cartésienne, ordonnée, dynamique, présente et très sociable.
« Mais je suis une femme qui a changé, je ne suis plus la même… Je suis devenue plus tolérante, plus permissive. Physiquement mon corps s’est aussi transformé, j’ai beaucoup maigri, puis grossi, la chirurgie m’a déformé le corps, le sein ; je n’ai plus de mamelon et j’ai été brûlée pendant la radiothérapie. »
Elle poursuit :
« J’ai été obligée d’apprendre à vivre avec ce corps qui avait changé. Je suis plutôt coquette mais, après cette épreuve, j’ai eu beaucoup de mal à m’occuper de moi, à retrouver le goût de m’apprêter. »
Elle souligne alors la chance de pouvoir bénéficier d’un accompagnement associatif très présent en France. Les médecins font leur travail avec sérieux. Malgré tout, après l’annonce et les traitements, certains obstacles restent : les démarches administratives, financières, les assurances, la reprise de l'emploi, la fatigue qui mettent les nerfs à rude épreuve.
Juillet 2024 voit arriver la fin des traitements lourds laissant place à l’hormonothérapie.
- Terminé le traitement de cheval, place au traitement de poulain, l’hormonothérapie, une sorte de gros bouclier qui va m’aider à éviter la récidive. J’ai fait le choix de le suivre contrairement à certaines femmes qui, par choix ou par contrainte médicale, ne le prennent pas. J’ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté. Je ne bois plus d’alcool, je fais de l’activité physique, j’essaie de diminuer les situations de stress en prenant du recul...
Le texte n'est pas reproduit ici dans son intégralité. Tous droits réservés © postgraph 2026 - reproduction partielle ou totale interdite sans autorisation.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Maecenas eget dignissim odio. Nulla dapibus, diam id varius tristique, elit turpis dictum magna, et sodales erat tellus vel lectus. Quisque id ipsum eget dui iaculis semper quis non nisi. Vivamus a ligula in sapien sollicitudin vestibulum. Suspendisse nisl nunc, dignissim at massa quis, ultricies sagittis ipsum.
LIRE LE TÉMOIGNAGE PRÉCÉDENT LIRE UN AUTRE TÉMOIGNAGE LIRE LE TÉMOIGNAGE SUIVANT




