Ce projet, je l’ai porté pendant de nombreux mois, années… mais il n’aurait jamais pu arriver jusqu’ici sans toutes les personnes qui ont accepté de me suivre dans cette aventure. Et elles sont nombreuses. Je voudrais commencer par celles et celui (Luc) sans qui Octobre Ose n’existerait tout simplement pas : mes témoins.
Sabrina - Élisabeth - Mathilde — Tatiana - Vicky - Geneviève - Hélène - Lydie - Marie-Christine - Natalia - Geneviève - Christelle - Fatima - Aline - Patricia - Aurélie - Laurence - Élodie - Amélie - Marie-Odile - Fleur - Luc - Valérie - Marie - Adèle - Juliane - Corinne - Sonia - Julie - Sandy - Auré.
Vous êtes 23 présents ce soir, et 8 sont excusés pour diverses raisons : vacances, activités déjà programmées, éloignement compte tenu de l’horaire… Et grossesse proche du terme ! Au total, ce sont 31 témoignages de 34 à 90 ans qui viennent principalement de notre territoire :
- 16 des Deux-Sèvres, soit près de 52 % ;
- 10 de Vendée, soit 32 % ;
- 3 de la Vienne, soit près de 10 % ;
- 1 du Maine-et-Loire et 1 de Loire-Atlantique.
Et j’ai également une pensée pour les sept personnes qui avaient accepté de témoigner mais qui, pour différentes raisons, ont finalement renoncé en cours de route ou au dernier moment.
Il fallait ensuite trouver un modèle économique pour que cette exposition puisse exister sans que sa réalisation ne coûte de l’argent à une association mais au contraire puisse être une source de revenus. J’ai fait le choix d’offrir ces dons potentiels à l’association locale « Les Seins’glées » représentée ce soir par sa présidente Laurianne qui vous en dira un peu plus tout à l’heure. L'idée a donc été de trouver 31 parrains pour 31 témoignages. 31 parrains apportant chacun un don de 200 € ce qui porte la somme finale à 31x200 : 6 200 € directement versés à l’association «Les Seins’Glées». Des actions futures sont en projet pour mettre à profit ces dons. Et pourquoi pas, par exemple, les utiliser pour participer au financement de tatouages réparateurs ? Ou encore travailler sur le soutien psychologique avec des professionnels après la sortie des soins ? Le retour au travail ? Ce sont des pistes, des suggestions, la décision finale appartient bien entendu à l’association. Je veux donc remercier tous ces parrains.
Tout d'abord, les entreprises moncoutantaises, dans leur ordre d’arrivée dans l’aventure :
Alain Vrignaud Maçonnerie, représentée par Cécile ;
Sourice Meubles, représentée par Françoise ;
Moncou d’Peigne, représentée par Mélanie ;
Le Groupe Clisson, représenté par Aude (parrainage et partenaire) ;
SAS Boussard, représentée par Christian ;
Les entreprises Bossard et Micheneau, représentées par Estelle ;
MH Menuiserie, représentée par Matthieu ;
Flor et Lys, représentée par Élise ;
Giraud Valentin Pro Pose, représentée par Valentin ;
L’Imprimerie Rousseau, représentée par Alexandre, qui a également imprimé le carton d’invitation du vernissage, l’affiche et les flyers ;
MGM, représentée par Guillaume ;
Super U, représenté par Richard (parrainage et partenaire) ;
et le Garage Pinet, représenté par Nelly.
Merci également aux parrains particuliers : Gilbert, Patrice, Caroline et Jérôme, les dix cousins et cousines "les Zinzins et les Zizines", Frédéric, et Philippe Mouiller [Sénateur des Deux-Sèvres et Président de la commission des Affaires sociales au Sénat] que j’ai aussi sollicité pour venir nous parler un peu de son travail au Sénat autour du handicap...
Et puis FLSB : Fanfan, Lolo, Serge et Béné.
Eux, après un repas en terrasse au soleil et au bord de la mer, ont décidé de m’offrir le dernier parrainage qui me manquait. Comme quoi, certaines bonnes décisions se prennent aussi très bien autour d’un moment festif !
Il y a aussi les entreprises extérieures à Moncoutant.
Tout a commencé par un premier parrainage aussi spontané qu’insistant de Dam à Petty, à Courlay. Merci Élisabeth et Damien.
Puis Yesss Électrique à Bressuire, proposé par Sandy : merci Nicolas.
MB Menuiserie et Gâtin’Motoculture à Bourgneuf, proposés par Sabrina : merci Mickaël et Nicolas.
Carrefour Market à Objat, en Corrèze, proposé par Luc : merci à son fils.
TPB Aubry à La Tardière, proposé par Patricia des Seins’Glées.
Odyssée Sport à La Roche-sur-Yon, proposé par Juliane : merci Boris.
Moovago, avec Sébastien, un développeur informatique de talent rencontré dans une autre vie... où j’avais un métier ! Merci d’avoir répondu présent.
L’Amicale des sapeurs-pompiers de L’Absie-Le Busseau : merci encore à Sabrina de les avoir sollicités.
Et enfin, merci à Nelly de l’Imprimerie Prouteau pour avoir gentiment contraint son mari à participer à l’aventure avec le Garage Pinet de Breuil-Chaussée !
Je veux maintenant remercier les partenaires qui ont rendu matériellement possible cette aventure. Et tout particulièrement Jérôme et Florence du Studio Ludo, à Poitiers. J’ai simplement téléphoné à Jérôme pour lui parler du projet. Je connaissais déjà le studio puisqu’il réalise les tirages du Festival Photo de Moncoutant. Nous nous étions rencontrés en 2017, lorsque j’avais exposé une série dans la salle des Trois Tilleuls. Depuis, une solide relation de confiance s’est installée, pour mes tirages personnels mais également lorsque j’ai coprésidé le Festival.
Lorsque je lui ai expliqué Octobre Ose, Jérôme m’a immédiatement annoncé qu’il me ferait un tarif préférentiel pour les tirages sur Dibond.
Puis, lors de notre rencontre au studio pour réaliser la première épreuve, il a finalement décidé en accord avec Florence de m’offrir sa prestation. On parle d’une somme à quatre chiffres qui ne commence pas par un 1. Alors Jérôme, et bien sûr Florence, sa collaboratrice et épouse : merci du fond du cœur. Merci pour votre gentillesse, mais surtout pour cette générosité spontanée.
Merci également à Cécile et à la municipalité de Moncoutant-sur-Sèvre, pour leur écoute, leur disponibilité et leur adhésion au projet.
Merci à la MFR La Grange de Bressuire, avec Régis et Cyril comme principaux interlocuteurs. Et les élèves des classes de 4ème et seconde qui ont réalisé les chevalets roses qui supportent les dibonds.
Merci beaucoup à Marie-France Barbarit, pour ses lectures attentives et ses corrections.
Merci au Club Regards, à Philippe, son président, mais aussi Patrick, Henri, Danielle et Marie-Paule pour l’utilisation déraisonnable du studio, cet hiver principalement.
Merci évidemment à toute l’équipe des Seins’Glées.
Merci aussi à ma famille, qui me supporte... dans tous les sens du terme !
Et merci à Romuald, photographe professionnel basé à Benet, que je connais depuis 2014 et qui réalise bénévolement le reportage vidéo et photo de cette soirée. C’est à mes yeux une personne avec de vraies valeurs et un œil photographique particulièrement aiguisé.
Je veux aussi remercier Jean-Marie Poirier, parce qu’il est, quelque part, à l’origine de l’idée de ce projet. Il avait commencé son aventure de retraité par un blog en 2021 « pose vagabonde », avant d’en tirer le livre Rencontres vendéennes, paru en 2023 au Centre vendéen de recherches historiques.
Le principe était aussi simple qu’ambitieux : 365 rencontres avec des Vendéennes et des Vendéens. Une rencontre par jour pendant une année entière. Je lui ai exposé la trame de mon projet autour d’un verre, dans un petit café vendéen : l’idée était simple, la photo d’un bout de verre sur un sein «contre le cancer!» Et il a validé ! Et j’ai creusé... Son avis était important pour moi.
Comment est né « Octobre Ose » ?
Au commencement, il y a eu la découverte du verre. Puis la première photographie. Ensuite, un nom : Octobre Ose. Il fallait oser témoigner et surtout oser se faire prendre en photo avec ce morceau de verre posé sur un sein ou une absence de sein! Ose Rose pour le mois d’octobre!
Le logo est arrivé. Puis la création et la mise en ligne du site Internet le tout évidemment avec quelques maquettes vite oubliées ! Le modèle économique a commencé à prendre forme avec cette idée des 31 parrainages pour 31 témoignages. Mais avant de trouver des parrains… il fallait trouver des témoins.
La première phase a donc été celle de la recherche. Les premiers témoignages sont arrivés. À partir de là, tout s’est accéléré grâce au bouche-à-oreille et le relais de deux associations, Jeunes et Rose puis les Seins’glées.
J’ai créé un formulaire spécifique sur le site Internet pour permettre aux personnes intéressées de se décrire brièvement et prendre contact avec moi. Ensuite venait la prise de rendez-vous. Plusieurs modalités de rencontres étaient proposées.
Soit, je pouvais me déplacer chez la personne pour enregistrer son témoignage, puis nous nous retrouvions par la suite lors d'un second rendez-vous en studio pour les photographies.
Soit, la personne pouvait venir directement au studio pour enregistrer d’abord son témoignage, puis réaliser la séance photo. Un choix à la fois économique qui évitait deux déplacements, mais aussi calendaire : une seule journée à planifier.< br/>Il m'est arrivé également de choisir un lieu neutre pour enregistrer le témoignage avant de réaliser les photographies en extérieur la même journée pour les mêmes raisons évoquées.
Après chaque séance, je créais une page privée afin que chacun puisse consulter le texte rédigé et me faire part de ses préférences photographiques. Puis commençait un autre travail, moins visible : les échanges autour des textes. Il fallait relire, corriger, vérifier que chaque mot correspondait bien à ce que la personne souhaitait transmettre. Marie-France intervenait ensuite pour les corrections orthographiques. Un énorme travail bénévole encore une fois. Relire ma prose et corriger mes fautes semées un peu partout... Je pense qu’elle n’imaginait pas l’énergie dont elle aurait besoin pour faire ce travail lorsqu’elle a volontiers accepté ce rôle. Merci encore Marie-France. Enfin, textes et images étaient finalisés avant leur mise en ligne sur un espace privé sécurisé.
L’essentiel de ce travail s’est déroulé entre octobre 2025 et avril 2026. En mai, un passage sur la radio locale Collines m’a permis de trouver les derniers témoignages qui me manquaient. Ils ont été enregistrés le 22 mai. À partir de juin, a commencé la recherche des parrains. Heureusement, certaines des personnes ayant témoigné m’ont elles-mêmes apporté des parrainages personnels ou venant d’entrepreneurs de leur entourage. En juillet, j’ai enfin pu valider mes maquettes avec le Studio Ludo.. Et pour vous donner une idée du timing : mes trois derniers parrainages sont arrivés après le 14 juillet pour une impression finale des dibonds le 4 août, avant les vacances du Studio!
Parallèlement à l’exposition, j’ai souhaité que cette aventure laisse une autre trace. J’ai donc réalisé une maquette puis un premier tirage d’un livre issu du projet, en collaboration avec l’Imprimerie Prouteau de Bressuire. Et je tiens à préciser que je n’ai pas sollicité le budget des partenaires, mais bien mes fonds propres. Cet ouvrage papier ne coûte donc rien à l’association et ne vient pas diminuer les sommes récoltées grâce aux parrainages ni celles des partenaires.
Et maintenant ?
Aujourd’hui, je suis simplement heureux d’avoir réussi à mener ce projet jusqu’à son terme. Et si j’y suis arrivé, c’est grâce à vous tous. Derrière les photographies que vous allez regarder, derrière les textes que vous allez lire, il y a quelque chose de beaucoup plus important. Il y a des personnes. Des histoires. Des vies. Je sais, grâce à certains retours, que quelques-unes de ces femmes - et Luc ! - ont pu, à travers ce témoignage, poser une sorte de point final à une parenthèse de leur vie. Lorsque je les ai enregistrés, j’ai volontairement voulu que cela reste un témoignage et non une interview. Je voulais qu’elles puissent parler librement. Elles seules - et Luc ! - ont choisi ce qu’elles ou il souhaitait(ent) raconter. Mes interventions se sont essentiellement limitées à quelques questions sur des dates ou des lieux, simplement pour comprendre, situer les événements et me raccrocher à une chronologie. Et derrière mon micro, j’ai souvent vu les regards se remplir de larmes...
Il y a eu des silences. Des sourires parfois du rire et toujours beaucoup d’émotion.
Alors je veux vous remercier, toutes pour la confiance que vous m’avez accordée. Et Luc, évidemment ! J’espère surtout que vos paroles pourront, demain, aider d’autres personnes. Qu’une femme ou un homme qui traverse cette maladie puisse lire l’un de ces témoignages et y trouver un peu de courage, d’espoir ? De ne pas se sentir seul face à cette montagne à franchir. Et avant de lâcher définitivement ce micro, je voudrais terminer avec Valéry... Pas le célèbre « Au revoir »... Pas non plus l’écrivain Paul Valéry... Mais François Valéry, qui chantait :
« Aimons-nous vivants… avant que la mort nous trouve du talent. » Alors... Aimons-nous vivants!
Merci à toutes et à tous pour votre présence ce soir. Merci à tous ceux qui ont rendu cette aventure possible. Et surtout... Merci pour elles… et Luc ! Et vous qui avez eu le courage de lire ces lignes jusqu'au bout !
Merci maman... Et papa, où que tu sois ?...