OCTOBRE OSE | EXPOSITION "Échec et mat au cancer du sein" du 1er au 31 octobre - ©2026 Stéphane Poupin postgraph.fr

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Ci-dessous, aperçu en basse définition de la double page de son témoignage intégral et des photos du livre


ALINE - Vendée - 48 ans, mariée, deux enfants :
Nous sommes en juillet 2021 lorsqu’Aline constate qu’elle a une petite boule juste en dessous du mamelon. Comme elle est située, elle seule peut s’en rendre compte à la palpation. Elle laisse passer les vacances puis, à son retour en août, elle va chez son médecin traitant qui programme une mammographie. Elle va effectivement révéler deux grosseurs qui vont nécessiter une biopsie.
« Le 6 septembre, on va m’annoncer l’impensable, c’est bien un cancer ! À ce moment-là, un tsunami me submerge et j’ai pensé aussitôt à la perte de mes cheveux, avant une ablation possible... J’ai pensé mourir bien entendu et que je ne verrais pas les 18 ans de mes jumeaux. C’est vraiment un tsunami. On se dit qu’on ne va plus rien faire, que la vie est finie en fait ! »
« J’ai passé des examens complémentaires et j’ai eu une ablation du sein droit le 14 octobre à l'hôpital de La Roche-sur-Yon. Il s’est avéré que c’était la bonne solution choisie puisque j’avais au final trois tumeurs cancéreuses. De toute façon si mon choix s’était porté sur une tumorectomie, le chirurgien n’aurait pas eu d’autre alternative que l’ablation.
Ma sœur avait subi elle aussi un cancer du sein trois ans plus tôt, elle m’avait conseillé de faire comme elle :
- Enlève-le, enlève-le !
À ce moment-là, je me mets en mode guerrière, je me retrousse les manches et me dis que c’est moi qui vais gagner ce combat... »

« Le 10 novembre, l’analyse des trois tumeurs confirme le diagnostic. Un cancer hormonal, un triple négatif et le troisième j’ai oublié, je ne sais plus... Je n’ai pas envie d’en savoir plus. Très vite, le protocole de soins est en place et le 9 décembre j’ai ma première des 3 grosses chimios. J’ai tout de suite ressenti comme des brûlures internes dans tout mon thorax et le ventre. À l’approche de Noël, le 22, je me fais raser la tête. J’avais décidé de ne pas porter de perruque, aussi je me suis parée de turbans colorés, gais. »
« La suite, ce sont trois autres chimios plus faibles jusqu’en avril et des traitements classiques : 25 séances de rayons fin mai 2022 à raison de 5 par semaine et une hormonothérapie qui va durer 5 ans minimum. »

La famille très présente s’organise et la soutient énormément : ses parents l’accompagnent aux chimios, aux rendez-vous, sa sœur et son frère la relèvent parfois du trou où il lui arrive de sombrer, sa belle-mère gère l’intendance familiale, les amis présents avec des fleurs, des cadeaux, des appels, des visites et un petit resto entre amis pour clore le chapitre !

« En octobre, je suis allée à La Roche Posay pour une cure de trois semaines avant de reprendre le travail le 3 novembre. C’était un bon moment qui marquait la fin de ce cycle. J’ai pu me recentrer sur moi-même et je dirais que je suis devenue un peu égoïste. Je pense beaucoup plus à moi qu’avant. Bien entendu j’aime mes enfants, mon mari, mais je vis avant tout pour moi. »

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