AMÉLIE - Vendée - 46 ans, mariée, trois enfants :
En mars 2021, Amélie détecte une grosse masse douloureuse au niveau du sein, plutôt sous l’aisselle droite. Elle temporise, sachant qu’un rendez-vous chez sa gynécologue est prévu à la fin du mois de juin. Elle décide de n’en parler à sa famille que quelques jours avant cette consultation.
Alors qu’elle montre son aisselle à sa gynécologue, Amélie constate qu’elle change de visage et lui prescrit aussitôt une mammographie "en urgence".
L’émotion, lorsqu’elle revient sur cet épisode éprouvant, fait craquer Amélie qui a du mal à contenir ses larmes. Tout au long de son récit, elle ne lâchera pas son mouchoir salvateur tellement l’évocation de ces souvenirs douloureux a laissé des traces indélébiles dans sa mémoire.
Elle poursuit son témoignage, la voix embuée :
« Mi-juillet, lors de la mammographie programmée, le médecin qui m’ausculte me dit pas grand-chose, juste qu’il faut faire une biopsie, la grosseur présente une forme "bizarre". Quelques huit jours plus tard, étant en vacances sur la cote vendéenne, je rentre à la maison pour cette intervention, puis retourne rejoindre ma famille, pas très sereine. »
Effectivement il lui faut attendre le fameux délai de 10 jours pour avoir les résultats et, comme nous sommes en période de vacances estivales, ce sera 15 jours plus tard que sa gynécologue la joint par téléphone. Amélie retient des sanglots qui montrent combien cette annonce cruelle manquait d’humanité et de compassion.
« Et là par téléphone, elle me dit :
- Madame J..., votre biopsie révèle un cancer du sein...
J’étais choquée, elle aurait pu me convoquer et me l’annoncer de vive voix, j’aurais pris ma journée. Là j’ai aussitôt appelé mon mari qui est resté sans voix, incapable de me parler. Je suis allée au travail, le moral dans les chaussettes mais j’ai pu évacuer un peu de ce stress avec mon chef d’équipe bienveillant et quelques collègues.
Le soir à la maison, mon mari avait "digéré" l’impensable et a pu me parler plus positivement.
L’annonce à la famille puis aux amis n’a pas non plus été facile. Le soutien familial a été sans faille et certains amis ont également été efficaces pour m’accompagner. Par contre, j’ai ressenti une sorte de mépris dans certaines relations, comme si j’étais contagieuse. Ce "crabe" comme je disais, n’allait pourtant pas les manger ?... »
La suite, ce sont les rendez-vous médicaux, le protocole qui se met en place et l’intervention chirurgicale prévue le 16 septembre, deux jours après son anniversaire. Toute la grosseur est prélevée, ainsi qu’un ganglion, et un curetage de la zone. Après cicatrisation, fin octobre, c’est de nouveau un passage sur la table d’opération pour la pose de la chambre implantable. La chimio va pouvoir démarrer début novembre, à La Roche-sur-Yon.
« Trois premières grosses chimios, toutes les trois semaines, puis la douzaine de chimios plus "légères" toutes les semaines à partir de janvier 2022.
Le texte n'est pas reproduit ici dans son intégralité. Tous droits réservés © postgraph 2026 - reproduction partielle ou totale interdite sans autorisation.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Maecenas eget dignissim odio. Nulla dapibus, diam id varius tristique, elit turpis dictum magna, et sodales erat tellus vel lectus. Quisque id ipsum eget dui iaculis semper quis non nisi. Vivamus a ligula in sapien sollicitudin vestibulum. Suspendisse nisl nunc, dignissim at massa quis, ultricies sagittis ipsum.
LIRE LE TÉMOIGNAGE PRÉCÉDENT LIRE UN AUTRE TÉMOIGNAGE LIRE LE TÉMOIGNAGE SUIVANT




