OCTOBRE OSE | EXPOSITION "Échec et mat au cancer du sein" du 1er au 31 octobre - ©2026 Stéphane Poupin postgraph.fr

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Ci-dessous, aperçu en basse définition de la double page de son témoignage intégral et des photos du livre


LUC - Deux-Sèvres - 73 ans, marié, quatre enfants, 7 petits-enfants :
Avant de commencer la lecture de ce témoignage, le cancer du sein touche environ 1% des hommes sur l’ensemble des cancers du sein. Ces hommes ont en moyenne 60 ans, ce sont rarement des hommes jeunes.

À la veille de ses 65 ans, Luc découvre un matin du mois de mai 2018, en s’essuyant après sa douche, une grosseur inhabituelle au sein gauche. Elle vient de "nulle part" et il en est très surpris. Il va consulter son médecin le jour-même.
« Les jours qui ont suivi, le parcours de soins est mis en place. C’est mon parcours du combattant. Mammographie, biopsie puis l’ablation du sein et 6 séances de chimiothérapie suivies de 25 séances de radiothérapie. J’ai ensuite pu suivre un traitement d’hormonothérapie pendant trois ans.
En 2021, j’ai ressenti des douleurs abdominales et j’ai alors passé un Tep scan : grosse surprise avec la découverte d’adhérences sur le foie et le bassin. C’était une récidive ! »

Luc va subir un traitement au CHU de Poitiers avec 6 nouvelles séances de chimio, accompagnées ensuite par des perfusions de différents produits toutes les trois semaines. C’est une nouvelle médication qui va lui occasionner des effets secondaires sur la mâchoire qui va se nécroser. Après ablation d’une dent et des soins adaptés, les molécules sont alors remplacées par de nouvelles. Ce nouveau protocole va lui provoquer une embolie pulmonaire. Une troisième thérapie est mise en place.
Après une courte "accalmie", en 2022, des métastases apparaissent de nouveau sur son foie et son bassin. Une récidive de la récidive !

« Aujourd’hui en 2026, je suis suivi régulièrement toutes les trois semaines au CHNDS (Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres de Faye l’Abbesse) et donc je suis sur une troisième "ligne" de traitement. Une petite unité qui me convient parfaitement, où j’ai pu tisser des liens proches. Malheureusement j’ai déclaré une mononucléose et ce traitement est interrompu provisoirement. Je ne sais pas encore si je vais le reprendre. »

Très volubile et très lucide sur sa maladie, Luc m’explique qu’il sait qu’il est sur une forme de cancer "incurable". Il a lu sur les premiers comptes-rendus qu’il était traité avec des soins non curatifs :
« Ces différents traitements sont tout de même efficaces car ils empêchent la progression de mon cancer. Tous les trois mois je passe un Tep scan avec mon oncologue pour suivre l’évolution, ou pas. Je consulte aussi un cardiologue car les médicaments peuvent altérer les parois du cœur. Ce suivi médical très pointu m’aide beaucoup psychologiquement. Je sais que tout est fait pour freiner au maximum l’avancée de la maladie, avec succès. On s’occupe de moi. »

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