OCTOBRE OSE | EXPOSITION "Échec et mat au cancer du sein" du 1er au 31 octobre - ©2026 Stéphane Poupin postgraph.fr

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Ci-dessous, aperçu en basse définition de la double page de son témoignage intégral et des photos du livre


JULIANE - Vendée - 41 ans, pacsée, deux enfants :
Nous sommes en septembre 2023, Juliane observe à la palpation une sorte de petite boule dans l’un de ses seins. Sa gynécologue consultée, elle se rend à l’hôpital local pour une échographie puis une mammographie. Rassurante, cette calcification ne présente pas de symptômes alarmants mais elle lui prescrit tout de même un rendez-vous à l’ICO de Nantes pour confirmation du diagnostic.

Décembre de la même année, depuis quelques semaines, Juliane ressent des douleurs cutanées, comme une inflammation généralisée de la peau. Craignant un cancer de la peau, elle attend 10 jours les résultats d’une double biopsie (peau et sein) qui au final seront négatifs. Malgré tout, suite à l’examen de sa grosseur au sein, une intervention chirurgicale est prévue en janvier 2024 : ablation préventive de la tumeur. C’est une banale bronchite qui va l’obliger à repousser cette intervention chirurgicale.
En sportive accomplie, de par son métier de coach, elle refuse de passer sur le "billard" avant sa session de surf marocaine prévue début mars. Mais c’était sans compter sur son inflammation de la peau qui s’aggrave et la fait horriblement souffrir, comme si sa peau à vif brûlait. De retour en France, le 12 mars, elle retrouve un peu de soulagement grâce à un traitement adapté avant une tumorectomie prévue trois jours plus tard.

« Pour moi ce n’était rien, dit-elle avec son petit accent d’Outre-Rhin, je me retrouve dans la salle de réveil avec d’autres femmes qui étaient là pour un cancer et je me disais, heureusement que je suis là et que je repars ! »
Le 26 mars, retour à Nantes, rendez-vous à 19h pour enlever les fils :
- Les enfants étaient en garde, mon conjoint au travail, j’arrive décontractée, même plus de batterie sur mon téléphone ! Le temps passe, les patients défilent et je me retrouve seule. Étrange, j’avais pourtant rendez-vous...
Une dame vient enfin la chercher et lui demande si tout va bien ? Pas du tout stressée, elle lui répond enjouée que bien entendu, oui, oui tout va bien ! En consultant l’écran de l’ordinateur, elle lui annonce calmement :
- Madame, nous avons trouvé des cellules cancéreuses.

« Et là, le monde s’arrête et la tête s’allume, c’était la panique. Je me souviens très bien comment je ne sentais plus le bas de mon visage, je tremblais. Je la voyais parler mais je n’entendais plus rien : type agressif... pas le plus gentil... il va falloir faire une chimiothérapie...
J’avais perdu une amie et, le mot agressif, pour moi c’était la fin... Au bout de quelques minutes, je lui ai demandé : OK mais que dois-je faire ? Il fallait que je vive, j’ai deux enfants à la maison, une famille, j’ai répété ces mots : il faut que je sois vivante ! »

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