CORINNE - Vienne - 55 ans, séparée, un enfant :
« Ma vie a toujours été construite autour de moments clefs, des signes importants… » Corinne commence son témoignage par ces mots forts.
En juillet 2024, elle considère que sa vie de couple est terminée et, le jour où elle prend la décision de se séparer de son conjoint, elle se regarde dans la glace et voit cette boule au-dessus de son sein. Aussitôt elle prend son téléphone pour réserver une consultation médicale. Un rendez-vous prévu fin août seulement. Sur les conseils avisés d’une amie, elle contacte sa gynécologue qui a une disponibilité le jeudi qui suit, avant les congés estivaux.
Après examen, la confiance est de mise et Corinne est rassurée. Néanmoins, un désistement lui permet d’obtenir une mammographie de contrôle pendant les vacances.
« Je passe donc ma mammographie et j’explique au radiologue que je préfère apprendre tout de suite s’il y a quelque chose d’anormal plutôt que d’attendre et ne pas savoir. Et c’est donc immédiatement, après lecture des images, qu’il m’annonce qu’elles ne sont pas bonnes. Je suis rentrée dans une sorte de spirale et je me suis laissée entraîner. Là encore, un désistement me permet de faire une biopsie très rapidement. Une annonce très dure, je suis une "jeune-vieille" maman et tout de suite je pense à mon fils. La décision de séparation qui venait d’être prise dans ma tête n’était plus d’actualité non plus. La première urgence était de me soigner et je savais que ce parcours pouvait être long. »
Début septembre, les résultats tombent et les consultations vont s’enchaîner.
« Je voulais malgré tout épargner mon conjoint. Je savais, depuis la perte de notre premier enfant pendant ma grossesse d’un premier parcours FIV, qu’il avait une aversion pour les hôpitaux. J’ai donc affronté seule ce rendez-vous gynécologique de "l’annonce". J’étais prête, j’ai pleuré un peu… On me propose une opération dans un mois et je refuse d’attendre aussi longtemps. Elle voulait sans doute jauger mon état d’esprit et me propose alors une intervention la semaine suivante. »
Un premier rapport favorable au sortir du bloc lui laisse entrevoir quelques séances de rayons, sans chimio. Hélas, les analyses montrent qu’il faut retourner sur la table d’opération pour enlever un peu plus que prévu autour de la tumeur. Une série de chimios sera également programmée.
« C’est un coup de massue ! Il faut surtout que je l’annonce à mon fils de 12 ans. Je dois lui dire la réalité de la situation, sans tourner autour du pot.
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