OCTOBRE OSE | EXPOSITION "Échec et mat au cancer du sein" du 1er au 31 octobre - ©2026 Stéphane Poupin postgraph.fr

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Ci-dessous, aperçu en basse définition de la double page de son témoignage intégral et des photos du livre


LYDIE - Vendée - 48 ans, mariée, deux enfants : Son médecin, plutôt vigilant, lui fait passer tous les deux ans une mammographie, un contrôle précoce suite à des antécédents familiaux. Le 6 novembre 2024, pour la troisième fois, Lydie se rend détendue et sans appréhension chez le radiologue. D’autant plus qu’elle ne voyait rien ni ne sentait quelque chose d’anormal à la palpation. C’est un autre son de cloche lors de l’examen... Le doute s'installe.
Et finalement le 13 novembre, première biopsie. Une tumeur infiltrante est bien présente et des examens complémentaires montrent deux autres tumeurs. Des biopsies complémentaires sont donc faites et le 13 décembre, les résultats indiquent que ces deux tumeurs ne sont pas cancéreuses, seule la première l’est, au stade 1.
« J’ai donc rendez-vous avec une chirurgienne au Confluent à Nantes le 14 décembre, le jour de l’anniversaire de mon mari, une tumorectomie est programmée pour le 27 janvier prochain. Nous avons donc profité de cette petite pause qui précède afin de nous rendre à Monaco pour assister à une étape du Rallye de Monte-Carlo. Une petite surprise que j’avais organisée pour mon mari, fan de sport automobile. On a pris le soleil et apprécié ces quelques jours de détente absolue et je suis rentrée "zen" à l’hôpital. »

Une opération qui se déroule parfaitement et suite aux prélèvements, mi-février, les résultats tombent. Lydie décide d’y aller seule, elle sait ce qui va l’attendre, programmation de la radiothérapie, traitements, elle "culpabilise" de faire perdre une journée de travail à son mari. Elle raconte :
« Là c’est la descente aux enfers : les trois tumeurs sont cancéreuses, stade 2, vous allez devoir faire de la chimiothérapie, puis subir une mastectomie... Je suis ressortie anéantie. Je suis rentrée à la maison et j’ai fini par répondre aux messages incessants de mon mari et lui annoncer au téléphone.
et, positivement, j’ai décidé de suivre le protocole étape par étape. De toute façon, je n’avais aucune alternative, autant affronter l’épreuve frontalement et je suis passée en "mode guerrière" comme on a l’habitude de dire. »
« Début mars, on installe ma chambre implantable et le 10 je débute une première séance de chimio. Une première série de quatre, tous les quinze jours qui va me secouer terriblement. Beaucoup de nausées, fatigue excessive, le teint blanc, je suis dans un état pitoyable après chaque injection. Les douze suivantes (toutes les semaines) de "Taxol" sont beaucoup plus faciles à supporter. Lorsque je rentrais, j’allais aussitôt faire une marche pour éliminer les toxines le plus vite possible, puis je me reposais. »

En juin, Lydie tourne en rond, elle a besoin d’activité, elle ne supporte pas de rester chez elle, son travail lui manque, elle a du mal à prendre une pause aussi longue : une année entière ! À un ami, conseiller municipal dans sa commune, elle se propose d’organiser une marche caritative en octobre. Tout se met en place et s’organise autour de son projet. Jusqu’au club de marche où son père, adhérent, se propose pour recruter des commissaires parmi les séniors.

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