MARIE-CHRISTINE - Deux-Sèvres - 53 ans, mariée, trois enfants :
« Heureusement que c’est sur moi que ça tombe ! »
Ce sont les premiers mots du témoignage de Marie-Christine. Elle est restée positive. Elle savait qu’elle était capable de gérer la situation et se battre. C’eût été beaucoup plus dur pour accompagner un proche. Elle se savait bien entourée par une "bonne équipe" avec la famille, les voisins, les copines de lycée et la prof de zumba. Elle se met en mode guerrière et adopte une cure de "femme enceinte" : pas d’alcool, un régime alimentaire contrôlé et un rythme de vie sans excès.
« J’ai été active sur ma maladie et j’ai eu beaucoup de chance. Mon ambulancier à qui je confiais avoir un "petit cancer" me disait pourtant :
- Ça n’existe pas des petits cancers !
Mais j’estime avoir eu de la chance. Fin décembre 2022, mon papa décède, il est enterré en janvier et je retourne au travail. Un mois plus tard, le 10 février j’ai rendez-vous chez mon médecin à Fontenay car j’ai senti une "boule" au sein droit. Mon médecin me dit :
- Vous ne partez pas en vacances, le protocole commence tout de suite !
Il me prescrit une mammographie dès le 14 mais le diagnostic nous est annoncé le 22 mars. On me détecte un cancer, très "groupé" virulent, mais pas diffus. Il faut donc être très réactif. »
Marie-Christine est orientée vers un chirurgien à Fontenay et sera suivie par un oncologue de la clinique Jules Verne à Nantes où elle aura son traitement de chimio pour réduire la tumeur voire, dans le meilleur des cas, l’éliminer avant l’intervention chirurgicale. Et comme elle aime bien voyager, elle va avoir une scintigraphie à La Roche-sur-Yon, une intervention à Niort et son opération à Fontenay-le-Comte ! Et bien entendu pour terminer le tout, des séances de radiothérapie à La Roche-sur-Yon ! Chapeau les ambulanciers !
« Je me souviens bien de ce premier rendez-vous chez le chirurgien à Fontenay. J’étais avec la secrétaire et il est entré dans la pièce en gesticulant :
- Oui, Monsieur "untel" s’il continue de fumer comme ça, ça ne va pas le faire, il ne va jamais cicatriser !
Puis il est reparti, j’ai regardé la secrétaire en riant :
- Moi je ne fume pas ! »
« Par chance, j’ai fait la connaissance d’une personne qui avait le même parcours que moi et m’a précédée dans toute mes errances médicales. J’avais une sorte de repère, lorsque je ressentais des effets "secondaires" ou bien si j’avais besoin de me rassurer sur la prise de certains médicaments, elle était ma "référente" ! Je me souviens de lui avoir demandé si je devais prendre mes cachets pour empêcher le vomissement malgré mon absence de symptômes en sortant de chimio.
- Si, si tu peux les prendre, m’avait-elle conseillé.
Une infirmière m’avait affirmé :
- Faut pas commencer si vous ne vomissez pas ! »
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