OCTOBRE OSE | EXPOSITION "Échec et mat au cancer du sein" du 1er au 31 octobre - ©2026 Stéphane Poupin postgraph.fr

RESERVER LE LIVRE EN LIGNE 
GRATUITEMENT 

Ci-dessous, aperçu en basse définition de la double page de son témoignage intégral et des photos du livre


GENEVIÈVE - Vendée - 90 ans, veuve, deux enfants, 4 petits-enfants et 8 arrière-petits-enfants :
À bientôt 68 ans, Geneviève pensait avoir fait le tour des années difficiles. En effet, alors qu’elle n’avait que quelques années, elle s’était retrouvée orpheline avec pas moins de dix frères et sœurs. Le travail à la ferme est rude dans ce contexte d’après-guerre 39/45 et il faut aussi s’occuper des plus petits… Mais c’est une famille soudée et toujours de bonne humeur qui grandit rapidement et où chacun va s’épanouir et fonder un foyer.
Quelques années plus tard, autour de la cinquantaine, sa famille est de nouveau éprouvée par le deuil et elle se retrouve "maman" de substitution des filles de son fils aîné désormais veuf.

A l’approche des 70 ans, elle profite pleinement d’une retraite déjà bien avancée. Avec son mari et entourée de ses deux enfants et quatre petits-enfants, les distractions ne manquent pas et les occasions de faire ripaille non plus. Cependant, en ce printemps 2004, elle sent une petite grosseur sous son sein gauche. Après consultation, elle va subir un prélèvement pour une biopsie le 22 avril. Le 10 mai qui suit, elle a rendez-vous à Fontenay-le-Comte. Son mari se propose de l’accompagner.
- Non pas la peine!...
« Je me suis dit, j’irai faire quelques courses en ville. Mais pas de courses, je suis rentrée directement quand le docteur m’a annoncé froidement que c’était un cancer du sein. J’étais surprise, je n’avais pas ressenti de douleur. C’est une maladie sournoise, comme le diabète, on ne le sait pas. J’ai pensé au pire... »

Tout va s’organiser rapidement et un protocole est mis en place.
Dès le 17 mai, soit une semaine après son annonce, Geneviève est opérée, tumorectomie puis ablation des ganglions lymphatiques du côté gauche et pose de la chambre implantable.
S’en suit un mois plus tard le 18 juin une première séance d’une série de 5 chimiothérapies. On lui propose un casque pour éviter la perte des cheveux :
- Je l’ai essayé. Mais je ne l’ai pas supporté. « Je l’ai essayé mais je ne l’ai pas supporté. Ce machin c’est lourd et froid, très froid oh là là !… J’ai dit : " j’en veux pas ! " C’est désagréable au possible, je ne suis pas douillette, mais ce n’était pas bien comme sensation.
Entre les deux premières séances de chimio, en juillet, mes cheveux commençaient à tomber. Je suis allée chez la coiffeuse avec ma fille pour me faire raser la tête et acheter une perruque. Finalement je ne l’ai que peu portée, je ne la supportais pas. »

Silence, timidement elle continue, presqu’en chuchotant :
« Les premières fois, je n’ai pas été malade, mais je me souviens surtout de la dernière chimio. Déjà lors de la précédente j’avais ressenti quelques petits malaises. Mais celle-là, la cinquième, dans le taxi du retour je n’étais déjà pas bien. En arrivant à la maison j’ai dit à mon mari :

Le texte n'est pas reproduit ici dans son intégralité. Tous droits réservés © postgraph 2026 - reproduction partielle ou totale interdite sans autorisation.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Maecenas eget dignissim odio. Nulla dapibus, diam id varius tristique, elit turpis dictum magna, et sodales erat tellus vel lectus. Quisque id ipsum eget dui iaculis semper quis non nisi. Vivamus a ligula in sapien sollicitudin vestibulum. Suspendisse nisl nunc, dignissim at massa quis, ultricies sagittis ipsum.


LIRE LE TÉMOIGNAGE PRÉCÉDENT  LIRE UN AUTRE TÉMOIGNAGE  LIRE LE TÉMOIGNAGE SUIVANT