CHRISTELLE - Deux-Sèvres - 54 ans, mariée, deux enfants : Août 2023, en Charente Maritime, le soleil domine en cette période de vacances estivales. Un soir, fortuitement, Christelle constate une boule qu’elle n’avait pas vue auparavant, comme si elle avait poussé dans la journée. Elle pressent quelque chose d’anormal et ne dit rien à son entourage, même proche.
Début septembre, elle va passer une mammographie et une échographie qui révèlent effectivement une tumeur relativement grosse de 24mm. Il faut agir vite : la biopsie confirme un cancer triple négatif, non hormonodépendant. Christelle va alors consulter un chirurgien à la polyclinique Inkermann de Niort.
« Lors de la consultation, il me dit que si ma tumeur ne dépassait pas 20mm, on aurait pu éviter la chimiothérapie, mais là ce sera inévitable, le traitement sera lourd. En l’occurrence, je vais devoir commencer rapidement ce premier traitement. Tout va très vite, on n’a pas le temps de cogiter et, en présence de mon mari, je rencontre l’oncologue qui m’explique le protocole.
Un grand mélange d’émotions et il faut, en parallèle, l’annoncer à l’entourage... Pas très simple ! »
« Le parcours va commencer par la pose "laborieuse", sous anesthésie locale, de la chambre implantable, qu’on sera obligé de me repositionner après ma deuxième chimio ! Un médecin homme me pose ensuite un clip dans la tumeur, sans anesthésie, une épreuve supplémentaire très douloureuse !
Pour la suite du programme, fin octobre 2023, je commencerai la première d’une série des 15 chimiothérapies puis je devrai subir l’ablation de la tumeur et sans doute des ganglions pour terminer sur de la radiothérapie. En même temps, je suivrai une cure d’immunothérapie. »
Christelle va donc entamer à Niort une première "salve" de 12 chimios toutes les semaines pour terminer sur 3 plus "grosses" toutes les trois semaines. Les dernières séances sont très pénibles, son corps est affaibli, elle devra subir une transfusion sanguine et quelques injections d’EPO pour booster son organisme.
« Dès le début de mon traitement, j’ai adhéré à l’association "Les PrinSEINSes" qui m’ont apporté énormément de soutien. Un accompagnement salvateur et je pense que c’est réellement ce qui m’a le plus aidée. J’ai rencontré des femmes qui vivaient la même expérience que moi, j’ai pu faire des activités comme du yoga, de la marche nordique, du pilates et plein de choses différentes. Je me suis créée un nouveau cercle d’amies.
C’est aussi l’occasion de parler avec ces femmes de notre combat, de la maladie et de nous confier, beaucoup plus qu’avec nos proches. On veut les protéger et il y a des non-dits… J’ai adhéré à La Ligue contre le cancer de Niort où j’ai pu pratiquer de la sophrologie et rencontrer la socio-coiffeuse, la socio-esthéticienne. Des aides très précieuses. »
En avril, le chirurgien effectue une tumorectomie sur son sein gauche ainsi que l’ablation de trois ganglions. Après une pause nécessaire d’environ un mois, Christelle commence les premières séances de rayons. 33 sont au programme, tous les jours sauf le week-end. La proximité du centre lui permet d’atténuer la fatigue et de s’y rendre seule en voiture. Elle ajoute :
« J’avais fait appel à une coupeuse de feu qui m’a suivie pendant toute la durée de ce dernier traitement et j’ai utilisé des ardoises, pierre qui a la faculté d’absorber la chaleur.
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