SONIA - Vienne - 53 ans, mariée, trois enfants, six petits-enfants :
En octobre 2024, Sonia sent deux grosseurs dans son sein droit, comme des "cordes". Elle bénéficie d’un suivi par son gynécologue qui prescrit des mammographies chez toutes ses patientes dès qu’elles ont l’âge de 40 ans. Son rendez-vous est prévu pour le 21 décembre mais, inquiète, elle prend rendez-vous chez son médecin traitant de l’époque, une femme qui « joue au piano sur mes seins et m’affirme que je n’ai rien ! » dit-elle. Convaincue du contraire pourtant, elle patiente jusqu’à la mammographie programmée. Effectivement, après analyse de l’échographie, la grosseur est importante et il est préférable de faire une biopsie.
« Les adénofibromes que j’avais ne semblent pas en être la cause. Rapidement, le 31 décembre, je fais donc la biopsie et j’entends des termes comme "ACR5" qui me laissent présager du pire. Et, effectivement lors de mon rendez-vous du 10 janvier, la gynécologue m’annonce un cancer du sein, grade 3.
Une intervention chirurgicale était prévue pour le 30 janvier mais, suite aux examens et pour un meilleur résultat futur, j’ai commencé directement par de la chimiothérapie. Quatre séances EC d’attaque espacées de 15 jours, puis 12 chimios de Taxol toutes les semaines. Il s’agit d’endiguer deux tumeurs de 6,5 cm réunies. Finalement je n’en ferai que 11. Des orteils et des doigts qui sont devenus trop douloureux, avec un risque d’atteinte des terminaisons nerveuses important, la douzième chimio sera simplement annulée. »
Le TEP scan révèle une petite grosseur supplémentaire, considérée comme non cancéreuse. Sonia décide, au vu de l’hésitation de la gynécologue à la lecture des différents examens, d’opter pour une ablation totale. Malgré ce choix difficile assumé, et bien entendu en accord avec son mari, Sonia se fait aider par un psychologue pour faciliter l’acceptation… L’opération aura lieu le 21 juillet.
La voix embrumée, la gorge serrée, Sonia éponge quelques larmes à l’aide d’un mouchoir et poursuit : « J’ai dit aurevoir à mon sein en lui parlant quelques jours avant… Tout s’est bien déroulé, mais je n’ai accepté de regarder la cicatrice que le jour de ma sortie quatre jours plus tard. Je dois aussi souligner que j’ai été formidablement bien accompagnée du premier jour de mon parcours jusqu’au dernier à la clinique du Fief de Grimoire à Poitiers. Je me souviens du premier rendez-vous de l’annonce, où, ma fille et mon mari qui m’accompagnaient ont commencé à tout noter le planning sur leurs téléphones. Jocelyne l'assistante médicale bienveillante les a rassurés : tout leur parviendrait, pas la peine de se surcharger l’esprit ! »
Dix jours après l'opération, Sonia fait un lymphocèle et elle est immédiatement prise en charge à la clinique. Malgré le week-end, le personnel est présent sur place prêt à pallier toute intervention. La ponction faite, elle retourne chez elle, lestée de l’équivalent d’un verre de limonade ! Elle fera un second séjour pour la même raison en octobre.
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